La densité des réseaux augmente de manière exponentielle, et la consommation de courant, pendant ce temps devient folle ! On va tout naturellement vers le grand embouteillage : c’est la destinée inéluctable des énergies fossiles quand elle est combinée à la frénésie de consommation qui est la nôtre.

Les pionniers de l’éclairage électrique, les Edison, les Westinghouse, ne pouvaient  choisir d’autres solutions que celles qu’ils ont choisies. Ils devaient concentrer la production d’énergie électrique et distribuer le courant de par la ville (New-York en l’occurrence, au départ) par de longs câbles disposés en toile d’araignée.  C’était simple et judicieux.

 Et aujourd’hui ?     Aujourd’hui, le problème est totalement différent.

Inversé même par rapport à ce qu’il était au temps d’Edison.

Les énergies fossiles sont à la veille de s’épuiser. Remplacées iné-luc-ta-blement par les deux seules énergies renouvelables qui soient pratiquement à notre portée : le solaire et le vent.
Et peu importe la technique de transformation qui en définitive sera retenue.

Or c’est ici que se situe le carrefour stratégique de notre choix : la caractéristique première de cette énergie nouvelle, c’est que par vocation elle est ponctuelle et individualisée.

Elle offre par définition une autonomie de principe à chacun de ses utilisateurs : à vous et moi. Une autonomie à laquelle, quand on nous interroge un par un, nous sommes spontanément très sensibles.

Le reste n’est que financement et ne doit pas être évoqué comme un goulot d’étranglement inexorable. Le financement devient presque secondaire quand il s’agit d’une mutation technologique majeure, considérée comme un nœud vital pour notre société.

La question est posée. Pourquoi, dans de telles conditions, face à un problème d’une telle ampleur, et qui se pose à nous avec une simplicité presque rustique, pourquoi doit-on faire comme si on était au temps d’Edison ?

Et pourtant !

Voyez autour de vous : vous constaterez qu’on concentre au maximum, et sans nécessité, les parcs d’éoliennes et les centrales solaires au prix de nouveaux réseaux de distribution, de plus en plus denses, de plus en plus laids, de plus en plus vulnérables.

Refaire encore et encore ce qui a déjà été fait est pour l’homme, semble-t-il, la chose la plus rassurante qui soit.


Qui a dit que les scientifiques n’étaient pas des gens profondément conservateurs …..

 

 

 

 

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