www.telescopia.com .www.telescopia.com

 

LA PLANETE NOIRE

A deux pas de chez nous, elle existe et vit dans le noir le plus absolu.


Imaginez qu'au bout d'un long voyage dans l'espace, des astronautes partis de la terre découvrent une planète habitée
 

                                      

 

Des êtres la peuplent, vivant dans un milieu absolument opposé au nôtre, un milieu qui nous serait mortel si d’aventure nous y étions plongés. Une pression extérieure capable de broyer hommes et bêtes comme des coquilles, et de l’acide noir pour toute friandise….
Les astronautes font quelques prélèvements et repartent le plus vite qu’ils le peuvent.
A leur retour sur terre, après analyse des échantillons rapportés, on fait grâce à eux, la découverte la plus extraordinaire du siècle : ces êtres vivant sur une planète impossible, si différents de nous en toutes choses, fonctionnent cependant avec notre propre ADN ! Mêmes acides, même codage chimique….
Imaginez. La terre entière serait bouleversée, parce que nos convictions, nos certitudes les mieux ancrées seraient toutes à revoir ....
Eh bien, cette planète étrange et cependant toute proche existe bel et bien, mais nous n'en avons jamais pris conscience comme il fallait. Nous l’avons perçue jusqu’ici comme une curiosité scientifique servie par une prouesse technologique.
 

 

Et comme souvent, nous nous sommes extasiés devant la prouesse technologique…. Songez donc : des bathyscaphes pouvant affronter des pressions inouïes sur chaque centimètre carré de leur surface, arrivent désormais à descendre dans la fosse la plus profonde de tous les océans : la fosse des Mariannes, à 11.000 mètres !

 

               

 

Et là ils se trouvent confrontés non plus au monde du silence, mais au monde du noir absolu. Un univers que l’on n’aurait jamais imaginé aussi inhospitalier et qui malgré tout ose nous offrir le défi de la vie.
On changeait brusquement de planète !

Analysons les choses avec pondération.
Une planète est un système clos qui dépend étroitement, pour son énergie, d’un « foyer » central chargé de l’alimenter.
Celui-ci - le soleil en ce qui nous concerne - a la charge d’assurer un ravitaillement permanent en énergie à tout ce qui vit et dépend de lui.
Le moindre moucheron, le moindre brin d’herbe est conditionné par le soleil.
Le mécanisme qui fait fonctionner cette immense machine s’appelle, bien entendu, la photosynthèse .
Nous en sommes tous dépendants.

La photosynthèse fonctionne-t-elle sous les mers ?
La réponse est oui.
 

   

 

Et le plus surprenant est qu’elle continue de fonctionner même au sein des couches très profondes de l’océan, là où l’opacité de l’eau bloque l’accès des rayons du soleil.
A des profondeurs de plusieurs centaines de mètres, les ténèbres sont angoissantes, l’eau presque noire. Quelques photons égarés se frayent encore un chemin et n’atteignent que des créatures étranges, capables de les repérer avec des organes que la science-fiction elle-même n’aurait jamais osé imaginer.

Et la photosynthèse dans tout cela ?
Elle fonctionne comme au billard, elle atteint son monde par des coups indirects.
Le véhicule qui transporte la photosynthèse là où aucun rayon de soleil n’a d’accès s’appelle le phytoplancton.

 

  

 

Le plancton reçoit la lumière du soleil en surface, ou à de faibles profondeurs marines.
Il fait alors ce que font toutes les plantes du monde, ce que font les plus grands arbres et les plus infimes brins d’herbe, il transforme l’énergie en vie, par des opérations biochimiques d’une complexité inouïe.
Cette vie présente dans le plancton, elle descend lentement dans les abîmes et va féconder une autre vie, beaucoup plus complexe, qui se répand à des profondeurs moyennes.
Et c’est ainsi qu’à ces profondeurs-là il y a encore de la vie parce qu’il y a encore la présence d’une photosynthèse. Indirecte sans doute, mais toujours présente.

Nous sommes encore à mi-chemin de la « planète  noire »….
Supposons maintenant que nous continuions à descendre dans l’océan….
Que va-t-il se passer ?
Il arrivera un moment où, stop, la photosynthèse ne fonctionnera plus.
Trop loin de tout. Le phytoplancton a en fait un « rayon d’action » au-delà duquel il ne peut plus être opérationnel.

Mais nous continuons néanmoins de descendre .
Que pouvons-nous voir ?
Une absence.
Une absence de tout.
Absence de lumière, d’énergie et donc de photosynthèse.
La pourvoyeuse de vie fait ici dramatiquement défaut.
Plus de plantes. Plus d’animaux.
Le rien !

Nous traversons alors une frontière invisible.
Nous passons de l’autre côté du miroir.


 

 

La question qui se pose maintenant est à la fois simple et fondamentale : les abysses de l’extrême sont-elles une planète, un monde en soi ?
Oui puisqu’il est totalement indépendant du nôtre, et qu’il peut se peupler d’animaux étranges à la seule condition d’être alimenté en énergie.
Sauf que cette énergie il ne la reçoit plus du soleil, mais des entrailles mêmes de la terre !
Dans les abysses de l’extrême, le magma souterrain affleure de différentes manières (lacs ou éruptions) et fonctionne comme un pourvoyeur de vie. C’est un soleil à part entière qui suscite à ces profondeurs inouïes une vie particulière, entièrement indépendante de la photosynthèse qui nous régit en surface.

 


 

La « planète noire » est une planète tout court, différente mais non opposée à la nôtre. La vie y fonctionne selon un système fondamentalement autre, le seul qui soit absolument coupé de notre soleil.
C’est une planète très éloignée de nous par son environnement, ses conditions de vie, et par l'impossibilité qu'ont les êtres qui la peuplent de communiquer avec nous. A jamais.


La PLANETE NOIRE nous ramène à Darwin.

Inexorablement, la question se pose : l’évolution pourrait-t-elle fonctionner en sautant à pieds joints d’un monde à un autre ?
D’un monde qui est exclusivement celui de la photosynthèse (le nôtre) à celui, en contrepoint, qui est celui de l’énergie magmatique, celle des entrailles de la terre….
Il y a là ce que les scientifiques nomment pudiquement  « une difficulté »

La recherche s’est penchée sur le problème. C’est relativement récent.
La théorie de Darwin y a laissé incontestablement des plumes, mais elle a fait un bond important vers ce que l’on appelle « l’instant 0 », celui de notre origine première.

 

Darwin et nous

Depuis des millénaires, l’homme – vous et moi – parce qu’il était un animal doté de conscience, a pu et dû se poser des questions.
Des questions fondamentales et pas vraiment commodes.
Une surtout qui revenait toujours : « Mais qui suis-je ? »
La religion a tenté d’apporter une réponse : elle était vague, imprécise et néanmoins contraignante.

Cela a suffi aux hommes très longtemps.
Mais la science, lorsqu’elle a surgi il y a un peu plus de deux siècles, a transporté dans ses bagages le doute et le scepticisme.
Pour compenser, elle a fait des promesses. Grâce à elle l’être humain saurait qui il était concrètement - si matière ou si esprit - et en conséquence il parviendrait à mieux gouverner sa vie.
Darwin a été en première ligne. Son œuvre est tissée de ces non-dits, à la fois promesses de savant et espoirs de théologien (il a été les deux !)

Mais aujourd’hui Darwin est lui-même dans l’impasse.
Alors la science, le dos au mur, s’aperçoit enfin qu’elle dispose, depuis peu, d’une découverte majeure, et que cette découverte s’appelle A.D.N.
Les codes ADN ARN ne sont pas qu’un outil pour policiers de P.J. ou qu’une perspective de jours meilleurs pour la médecine génétique.
L’A.D.N. est infiniment plus que cela : c’est une clé de lecture.
Elle permet désormais à la science d’approcher le secret matérialisé de nos origines. Et ceci nous ouvre des horizons précis et scientifiques sur le mystère inouï que constitue notre présence sur terre.


Un livre fait l’inventaire de la recherche qui est menée dans le monde à ce propos.
Clair, simple d’accès, il nous permet de mieux cerner cet individu que nous croyons connaître sans en être si sûrs que cela : nous-mêmes .

Auteur : Ralph Lucien Mano
Titre : « L’ADN et la théorie de Darwin. La Planète Noire »
Editeur : EREM

 

Cet ouvrage sera disponible en version électronique au prix

de 4 € 50 sur Internet
et au prix de 9 € en version livre broché.
Parallèlement, le film chef-d'oeuvre de la BBC « Sous les Océans – séquence Abysses » sera rediffusé sur ARTE.

Si vous voulez être prévenu des dates de parution pour le livre, et de diffusion pour le film, laissez votre nom et votre e-mail sur la case Agenda.


                        AGENDA